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L'attitude de Francis GILLOT a pu le desservir

On parle de l'attitude des joueurs pendant les matchs. Certains sont desservis parce qu'ils ne montrent pas assez d'enthousiasme. C'est un peu le cas de Benzema. Quand il enchaîne les buts, tout roule. Mais dans une période de disette, l'image qu'il donne l'enfoncera.

Une attitude d'un coach moins dynamique d'un coach peut jouer contre lui en cas d'une mauvaise série.

C'est le cas de Francis Gillot. Il s'explique sur les difficultés qu'il a eu la saison dernière. Mais, n'a-t-il pas une responsabilité ?  

Quatre mois après son départ de Bordeaux, le technicien de 54 ans s’est exprimé sur la fin de son aventure bordelaise, qui a duré près de trois ans. Et il ne semble pas étonné par le fait de ne pas avoir reçu de proposition intéressante depuis.

J’ai été tellement défoncé, a affirmé Gillot dans L’Equipe mercredi. 

On a dit que j’étais dépressif, un entraîneur défensif, que je n’aimais pas la Coupe d’Europe… Une vraie campagne de démolition menée par quatre ou cinq mecs pour me remplacer par un copain ou parce qu’ils sont payés pour fracasser. Mais quand je regarde mon CV, je me dis que ça n’est pas si mal. » Des mots forts pour exprimer une situation que le natif de Maubeuge a très mal vécue. D’autant qu’il estime que ces critiques ne sont pas fondées.

La Coupe d’Europe ?

J’ai laissé des joueurs au repos car on était mal classés en L1, se justifie-t-il. Si j’avais été égoïste, j’aurais dit : "Je m’en fous si on descend, je joue la Coupe d’Europe à fond car un entraîneur se fait plus repérer là". Entraîneur défensif ? Sur 400 matchs, j’ai dû en jouer 350 avec deux attaquants. Je n’ai jamais empêché mes latéraux de monter ! Là, on se plaint du déchet technique de Bordeaux. C’était déjà le cas. Aujourd’hui, Sagnol a les mêmes problèmes que moi. » Conscient qu’il a été souvent distant avec ses joueurs, l’ancien coach de Sochaux n’a pas du tout apprécié qu’au lendemain de certaines défaites, il retrouvait un vestiaire « où ça rigolait ».

Une usure naturelle, réciproque

Pourtant, il reconnaît que son mauvais traitement médiatique n’est que 10% de la raison de son départ l’été dernier. Un départ qu’il aurait dû, selon lui, entériner un an plus tôt, à l’issue du sacre des Girondins en Coupe de le France en 2013. D’autant que les ambitions de sa direction n’était pas franchement en accord avec la qualité de son effectif. « Il y a grand club et grande équipe, explique-t-il. Il y avait un tel décalage (…) Je n’arrivais plus à avancer avec cette équipe. Il y avait une usure naturelle, réciproque. » Quant au bon début de saison de Bordeaux, Francis Gillot ne semble pas très enthousiaste : « Il nous est arrivé de faire des bonnes séries. Après, c’est un peu comme l’OM : les joueurs se remettent en question après une saison pourrie. Il faudra juger sur la longueur. » Les dernières sorties des coéquipiers de Diego Rolan semblent lui donner raison…

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