Menu deroulant

Les propos de Willy Sagnol et son dénouement avec Cheik Diabaté

   Dénouement d'un malentendu   


Au cœur de la tempête médiatique depuis ses propos polémiques sur le "joueur typique africain", Willy Sagnol a fondu en larmes pendant le match Lens-Bordeaux, comptant pour la 13e journée de Ligue 1, après le second but de son équipe marqué par Cheick Diabaté (41e).


L'attaquant malien des Girondins est venu enlacer son entraîneur, qui n'a pu contenir ses émotions après une semaine plus qu'agitée. Avant la rencontre, l'ancien joueur du Bayern Munich avait été copieusement sifflé par le public lensois lors de la présentation des équipes. En revanche, la poignée de main entre Sagnol et son homologue lensois Antoine Kombouaré, qui lui avait adressé de vives critiques en raison de ses propos polémiques, s'est déroulée normalement, comme Kombouaré l'avait promis.

   Les propos repprochés à Willy SAGNOL et ses excuses 


Lundi, devant des lecteurs du quotidien Sud Ouest, l'entraîneur bordelais avait répondu à une question sur les absences liées à la Coupe d'Afrique des Nations, annonçant son intention de diminuer le nombre de joueurs africains dans son effectif. Il avait ensuite lâché : "L'avantage du joueur typique africain, c'est qu'il est pas cher", "c'est un joueur qui est prêt au combat généralement, qu'on peut qualifier de puissant sur un terrain". "Mais le foot, ce n'est pas que ça. Le foot c'est aussi de la technique, de l'intelligence, de  la discipline, il faut de tout. Des Nordiques aussi", avait-il enchaîné.



"Si par mon manque de clarté et ma sémantique imparfaite, j'ai pu faire que des personnes se soient senties choquées, humiliées ou blessées, j'en suis désolé", a assuré Willy Sagnol jeudi 6 novembre, en présence de Nicolas de Tavernost, président de la chaîne de télévision M6, propriétaire du club, et de Jean-Louis Triaud, président des Girondins.

"L'interprétation que ces personnes ont pu faire ne reflète en rien la pensée qui était mienne, et surtout mes convictions humanistes", a-t-il insisté, soulignant avoir tenu ses propos dans un cadre "uniquement sportif et nullement politique ou sociétal".
  
"Lorsque j'ai parlé de l'Africain moins cher et prêt au combat, je voulais juste parler du jeune joueur africain qui arrive en Europe, avec toute sa volonté de réussir, et souvent pour échapper à une situation précaire. Ensuite, étant donné que nous étions dans une situation de football, l'intelligence que j'évoquais était bien évidemment l'intelligence tactique", a ensuite expliqué Willy Sagnol. "Je n'ai en aucun cas voulu parler de l'intelligence, au sens propre du terme, des individus".

   Le soutien de Jean-Louis Triaud  


Le président des Girondins de Bordeaux vole au secours de Willy Sagnol, pris dans la tempête médiatique. Le technicien bordelais a dressé un portrait selon lequel le joueur africain est "prêt au combat, qualifié de puissant sur un terrain. Mais le foot, ce n'est pas que ça. C'est aussi de la technique, de l'intelligence. C'est de la discipline."

Jean-Louis Triaud se déclare "à la fois en colère et triste" après les nombreuses réactions, dont celle de Lilian Thuram : "pour ceux qui connaissent Willy Sagnol, l'accuser de ce qu'on l'accuse est invraisemblable et farfelu."

D'un point de vue sportif, le président bordelais est revenu sur la formation des joueurs : "Lorsque l'on recrute un joueur du continent africain, il sort de formation africaine où on appuie surtout sur les qualités physiques et quand il arrive chez nous, ils ont besoin de compléter cette formation" précisant qu'ils le faisaient "très bien".

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire